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Nom du blog :
messagers
Description du blog :
Atelier du mardi soir 05 06 07
Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
18.12.2006
Dernière mise à jour :
18.03.2008
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Bénédicte : Description narrativisée

Bénédicte : Description narrativisée

Posté le 18.02.2008 par messagers
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Les avenues détrempées par les continuelles averses d'automne s'allongeaient, couvertes d'un épais tapis de feuilles mortes, sous la maigreur grelottante des peupliers presque nus. Les branches grêles tremblaient au vent, agitaient encore quelque feuillage près à s'égrener dans l'espace. Et sans cesse, tout le long du jour, comme une pluie incessante et triste à faire pleurer, ces dernières feuilles, toutes jaunes maintenant, pareilles à de larges sous d'or, se détachaient, tournoyaient, voltigeaient, est tombaient. Maupassant, Une vie.

Bénédicte : Description narrativisée

Au seuil de la propriété il descendit de bicyclette.
François était harassé, sa longue quête touchait à sa fin.
La longue avenue détrempée par les averses d'automne s'allongeait, couverte d'un épais tapis de feuilles mortes. Il s'avança sous la maigreur grelottante des peupliers presque nus. Les branches grêles tremblaient au vent, agitaient encore quelque feuillage prêt à s'égrener dans l'espace.

En s'approchant du château, il crut entendre une musique comme une pluie incessante et triste à faire pleurer…

Le récit de Meaulnes était donc vrai: François avait retrouvé la demeure enchantée…Il ferma les yeux et vit son ami près de la jeune fille au clavecin. Les flambeaux de la cheminée éclairaient sa haute silhouette. Il tournait lentement les feuillets de la partition. Pelotonnés autour d'eux, les petits enfants costumés…un Pierrot blotti contre une Colombine…Arlequin s'était endormi…

Le cœur de François se serra. Tant de soirées à écouter le récit de son ami: confident ébloui il partageait la magie de cette rencontre. Tous deux étaient liés à jamais par ce secret: ensemble ils retrouveraient la mystérieuse jeune fille, le manoir enchanté, et s'accomplirait cette promesse d'un fragile bonheur…

Mais au seuil du Printemps, Meaulnes, le grand Meaulnes était parti, et l'avait rendu à sa solitude. François jeta un regard éperdu autour de lui…les dernières feuilles, toutes jaunes maintenant, pareilles à de larges sous d'or, se détachaient, tournoyaient, et tombaient…
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