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messagers
Description du blog :
Atelier du mardi soir 05 06 07
Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
18.12.2006
Dernière mise à jour :
18.03.2008
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Patrick : Personnage et événement

Patrick : Personnage et événement

Posté le 22.12.2007 par messagers
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Ecole de Garçons, Ecole de Filles.
Il y a maintenant de nombreuses années que cette distinction n’a plus cours, la mixité scolaire s’étant imposée définitivement. Mon Maître d’école fut pourtant confronté à une surprenante mésaventure à cet égard.

C’était à la fin de l’année scolaire. A cette époque, la pratique du sport était pratiquement étrangère aux activités scolaires dans l’enseignement primaire, considérée comme une discipline avant tout ludique. De ce fait, c’est uniquement lorsque les beaux jours arrivaient, vers le mois de juin, alors que les programmes touchaient à leur fin, qu’une décontraction certaine s’installait dans la classe. Tous les après-midi, le Maître nous emmenait dans la cour et organisait des parties de ballon. Nous revêtions alors des tenues plus légères et plus amples que l’habituelle blouse étriquée.
Ce jour là, il avait décidé de nous initier au rugby. Tous en short et maillot léger, nous attendions le signal. Un champ d’herbe attenant à la cour avait été investi afin d’amortir les chutes et placages. Avoir le droit de se tirer par le maillot, quelle joie. Tous les coups étaient permis.
Quelle ne fut pas la surprise du Maître, à l’occasion d’un « tirage de maillot » un peu vigoureux, de découvrir sur le torse soudain dénudé de l’élève victime de l’exploit, une jolie paire de seins bien fermes et bien saillants qui ne laissait aucun doute sur le sexe de son propriétaire. Dire que Monsieur Rollin fut à ce moment interloqué, voire pétrifié, serait sans doute très en deçà de la réalité. De rouge cramoisi, son visage devint rapidement blême. Sa respiration déjà rendue difficile par l’effort physique qu’il venait de produire, devint saccadée. Pire, il suffoquait au bord de la crise d’apoplexie. Nous nous étions regroupés au milieu du terrain, ravis de l’aubaine, profitant et ne perdant pas une miette d’un spectacle rare, que d’ordinaire nous ne pouvions nous offrir qu’à la dérobée , en cachette, en feuilletant à la va vite des magazines que rapportaient les plus grands, le soir dans le dortoir. Quant à la demoiselle, car il fallait bien se rendre à l’évidence, elle appartenait sans conteste à la gent féminine, elle était la moins gênée de nous tous, sure d’elle et de l’effet, voire de l’attrait que produisaient ses appâts sur notre assemblée.
Notre Maître, peu à peu recouvrit ses esprits… puis la poitrine de l’unique objet de notre attention, et, couvrant ces seins que nous ne saurions voir, parvint à adopter une contenance plus en rapport avec son statut et sa réputation. Il nous intima l’ordre de nous retourner. Et plus vite que ça, aux vestiaires nous ordonnât-il encore énervé. Puis il tança mollement la jeune fille, qui ne se départissait pas pour autant de son air effronté.
L’incident se termina par notre retour en bon ordre aux vestiaires.
Il va de soi que cette singulière « passagère clandestine » ne termina pas l’année scolaire, fort heureusement très proche, au sein de la classe. Le Maître ne parvint pas vraiment à nous convaincre qu’il ignorait la présence d’une fille dans une classe de garçons, mais nous acceptâmes amusés l’explication fumeuse qu’il nous exposa.

Ce n’est que quelques années plus tard que je sus ce qui s’était réellement passé et que je connus le fin mot de l’histoire. La surprise du Maître ne tenait pas tant au fait qu’il s’agissait d’une fille, mais plutôt et surtout, parce que sa présence incongrue sur un terrain de rugby, parmi des garçons, nous fut dévoilée de cette manière, par sa nudité.
Il n’ignorait pas qu’elle était là, ni qui elle était, et avait contribué personnellement à la faire passer pour un des nôtres, pour céder à un caprice de sa fille. Ce caprice, il en était entièrement responsable. En effet, nous apprîmes qu’elle était la cadette des 5 filles de notre Maître, et que, las de ne produire que des femelles, il l’avait singulièrement éduquée comme un garçon. Il avait simplement oublié, qu’à onze ans, le singulier allait devenir un genre qu’il ne pourrait plus cacher, condamné qu’il était au féminin pluriel.
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